Nassourdine Imavov affirme que son combat pour le titre face à Sean Strickland est acté
En bref
- Le Français Nassourdine Imavov affirme que l’UFC lui a garanti son prochain combat pour le titre des poids moyens face au champion Sean Strickland.
- Selon lui, l’organisation lui aurait indiqué qu’il ne combattrait plus que pour la ceinture, une échéance évoquée pour la fin d’année 2026.
- La rivalité avec Strickland est aussi personnelle : Imavov affirme avoir été traité de « terroriste » par le champion et assume ne pas l’apprécier.
Nassourdine Imavov ne laisse planer aucun doute sur ses intentions : le Français assure que son prochain combat sera pour le titre des poids moyens face au champion américain Sean Strickland. « L’UFC m’a dit que je ne pouvais combattre que pour la ceinture », a déclaré Imavov, qui se dit certain « à 100 % » que ce duel aura lieu.
Selon plusieurs médias américains ayant recueilli ses propos, l’échéance pourrait être fixée pour l’automne ou l’hiver 2026, Sean Strickland ayant lui-même évoqué un retour en décembre après une blessure à l’épaule. Le président de l’UFC Dana White n’a toutefois pas confirmé publiquement qu’Imavov sera le prochain challenger, l’ancien champion Khamzat Chimaev réclamant lui aussi une revanche face à Strickland.
Au-delà de l’enjeu sportif, la rivalité entre les deux hommes a pris une tournure clairement personnelle. Imavov affirme que Strickland l’a traité de « terroriste » lors d’une précédente semaine de combat, une pique qu’il n’a pas digérée. « Je ne l’aime pas. C’est personnel entre lui et moi », a résumé le Français, qui n’a jamais caché son envie d’en découdre directement avec le champion.
Nassourdine Imavov s’est imposé ces dernières saisons comme l’un des poids moyens les plus solides du classement, porté par une série de victoires marquantes qui ont fini par le placer en position de prétendant légitime au titre. Une victoire face à Sean Strickland ferait de lui le premier Français champion du monde UFC dans une division masculine, un symbole fort pour le MMA hexagonal après les parcours de Ciryl Gane et Benoît Saint Denis chez les lourds et les légers.
Reste à l’UFC à officialiser la date et le lieu de ce choc tant attendu. En attendant, Imavov maintient la pression publiquement, refusant de laisser Khamzat Chimaev lui souffler l’occasion d’un combat qu’il considère déjà comme acquis.
Le contexte du classement rend la revendication d’Imavov d’autant plus légitime. Actuellement troisième mondial chez les poids moyens, le Français devance au classement l’ancien champion Khamzat Chimaev (numéro 1) et Dricus Du Plessis (numéro 2) — deux hommes qui, comme lui, sortent pourtant d’un échec pour le titre. Chimaev avait perdu sa ceinture face à Strickland lors de l’UFC 328 sans avoir réussi la moindre défense victorieuse durant son règne, tandis que Du Plessis sort lui aussi d’un échec récent pour le titre. Imavov, seul du trio à afficher une série de cinq victoires consécutives, avait déjà exprimé sa frustration d’avoir été écarté au profit de Strickland lors de la mise en place du combat face à Chimaev à l’UFC 328.
C’est précisément cette frustration passée qui nourrit aujourd’hui son insistance publique. Le Français veut éviter de revivre un scénario où un autre prétendant, en l’occurrence Khamzat Chimaev, lui passerait devant pour une revanche immédiate contre Strickland malgré un bilan sportif moins favorable. En multipliant les déclarations fermes sur les réseaux sociaux et auprès des médias américains, Imavov cherche à graver dans le marbre une promesse qu’il affirme avoir reçue en privé de la part de l’organisation, avant même toute annonce officielle.
Le principal obstacle reste toutefois Khamzat Chimaev lui-même, qui n’a rien perdu de son statut de star malgré sa défaite et continue de réclamer publiquement sa revanche face à Strickland. La division des poids moyens se retrouve ainsi avec trois prétendants légitimes pour une seule ceinture disponible, une situation qui laisse en définitive à Dana White et à Sean Strickland lui-même le dernier mot sur le choix du prochain challenger.
Pour l’instant, aucune date ni aucun lieu n’ont été communiqués officiellement par l’UFC pour ce combat pour le titre. Mais entre les déclarations répétées d’Imavov, le calendrier de retour évoqué par Strickland pour la fin d’année et l’absence de tout autre adversaire clairement désigné, les indices s’accumulent en faveur d’une confirmation dans les prochaines semaines.
